Lectures jude on 22 jan 2010 7:35

“Est-ce que dernièrement l’Esprit ne s’est pas changé en une bête à prétention qu’on appelle l’Intelligence ?”

“Or, l’enfer, c’est le ciel en creux. Le mot diabolique ou divin, appliqué à l’intensité des jouissances, exprime la même chose, c’est-à-dire des sentations qui vont jusqu’au surnaturel.”

Lectures jude on 17 jan 2010 23:02

‘Remember that craze a few years back in the BookWorld for sending chain letters ? Receive a letter and send one on to ten friends ? Well, someone has been over-enthusiastic with the letter “U”. I’ve got a report here from the Text Sea Environmental Protection Agency saying that reserves of the letter “U” have reached dangerously low levels - we need to decrease soncumption until stocks are brought back up. Any suggestion ?’

‘How about using a lower-case “N” upside down ?’ said Benedict.

‘We tried that with “M” and “W” during the Grat “M” Migration of ‘62; it never worked.’

‘How about respelling what, what?’ suggested King Pellinore, stroking his large white moustache. ‘Any word with the “our” ending could be spelt “or”, dontchaknow.’

‘Like neighbor instead of neighbour?’

‘It’s a good idea,’ put in Snell. ‘Labor, valor, flavor, harbor - there are hundreds. If we confine it to one gregraphical area we can claim it as a local spelling indiosyncrasy.’

Lectures jude on 17 jan 2010 22:50

“- Tu crois ? fil Weisfeld doucement. L’optimisme est une bonne chose. Je l’apprécie. N’empêche que je resterai ici.”
Bergman soupira et hocha la tête.
Claude eut envie de parler mais s’en empêcha au prix d’un gros effort.
“Quelque part, continua Weisfeld, Wittgenstein parle de certaines personnes avec lesquelles il est en désaccord, certains… philosophes, avec lesquels il est en différend. Je ne me rappelle plus où, il utilise l’expression “optimisme abject.” Weisfeld scanda les mots pour les accentuer. “C’est une idée intéressante.” Il s’arrêta, hocha la tête très lentement. “C’est une idée qui nous est familière, à Bergman et à moi. Je me trompe, Ira ?”

Lectures jude on 10 jan 2010 15:29

“Marie demanda à Jean-Christophe de G. si, dans toutes les langues, on parlait de la robe des chevaux. Est-ce que c’était le même mot en anglais pour désigner la couleur de leur crin ? A dress ? Jean-Christophe de G. lui dit que non, qu’en anglais, on disait coat, un manteau - à cause du climat, lui expliqua-t-il en souriant, en France, les chevaux peuvent se contenter d’une robe, en Angleterre, ils ont besoin d’un manteau (et d’un parapluie, naturellement, ajouta-t-il avec flegme).”

“Aussi curieux que cela puisse paraître, je plaisais à Marie, je lui avais toujours plu. D’ailleurs, je m’étais aperçu que je plaisais, peut-être pas aux femmes en général, mais à chaque femme en particulier, chacune croyant être la seule, par sa perspicacité singulière, son regard pénétrant et son intuition féminine, à repérer en moi des qualités secrètes qu’elles s’imaginaient être les seules à pouvoir détecter. Chacune d’elle était en fait persuadée que ces qualités invisibles, qu’elles avaient décelées en moi, échappaient à toute autre qu’elle-même, alors qu’elles étaient en réalité très nombreuses à être ainsi les seules à apprécier mes qualités secrètes et à tomber sous le charme. Mais, il est vrai que ces qualités secrètes ne sautaient pas aux yeux, et que, à force de nuances et de subtilités, mon charme pouvait passer pour terne et mon humour pour éteint, tant l’excès de finesse finit par confiner à la fadeur.”

Lectures jude on 10 jan 2010 15:05

“Bientôt, elle serait effrayée par ce sentiment. Mais contre les sentiments personne ne peut rien, ils sont là et ils échappent à toute censure. On peut se reprocher un acte, une parole prononcée, on ne peut se reprocher un sentiment tout simplement parce qu’on n’a aucun pouvoir sur lui.”

“A la fin de ma visite à l’hôpital, il a commencé à raconter des souvenirs. Il m’a rappelé ce que j’ai dû dire quand j’avais seize anns. A ce moment, j’ai compris le seul sens de l’amitié telle qu’on la pratique aujourd’hui. L’amitié est indispensable à l’homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c’est peut-être la condition nécessaire pour conservier, comme on dit, l’intégrité de son moi. Afin que le moi ne rétrécisse pas, afin qu’il garde son volume, il faut arroser les souvenirs comme des fleurs en pot et cet arrosage exige un contact régulier avec des témoins du passé, c’est-à-dire avec des amis. Ils sont notre miroir; notre mémoire; on n’exige rien d’eux, si ce n’est qu’ils astiquent de temps en temps ce miroir pour que l’on puisse s’y regarder. Mais je m’en fous de ce que je faisais au lycée ! Ce que j’ai toujours désiré, depuis ma première jeunesse, depuis mon enfance peut-être, ç’a été tout autre chose : l’amitié comme valeur élevée au-dessus de toutes les autres. J’aimais dire : entre la vérité et l’ami, je choisis toujours l’ami. Je le disais par provocation mais je le pensais sérieusement. Je sais aujourd’hui que cette maxime est archaïque. Elle pouvait être valable pour Achille, l’ami de Patrocle, pour les mousquetaires d’Alexandre Dumas, même pour Sancho qui était un vrai ami de son maître, en dépit de tous leurs désaccords. Mais elle ne l’est plus pour nous. Je vais si loin dans mon pessimisme que je suis prêt aujourd’hui à préférer la vérité à l’amitié.
(…) Dumas a écrit l’histoire des mousquetaires avec un recul de deux siècles. Etait-ce déjà chez lui la nostalgie de l’univers perdu de l’amitié ? Ou la disparition de l’amitié est-elle un phénomène plus récent ?
- Je ne peux pas te répondre. L’amitié, ce n’est pas le problème des femmes. (dit-elle)
- Que veux-tu dire ? (dit-il)
- Ce que je dis. L’amitié, c’est le problème des hommes. C’est leur romantisme. Pas le nôtre.

Non classé jude on 01 jan 2010 21:30
 
bonne annee
 
Perles and Muzik jude on 28 nov 2009 9:13

Le Muppets Show chante Bohemian Rhapsody - Koreus
Perles jude on 26 nov 2009 8:42

Un premier ministre s’en va à la Commission. Un autre arrive avec son nouveau gouvernement, prête serment et pose pour la photo officielle.

 Sous cette photo, dans le journal Métro (le journal Gratuit disponible dans les trains et métros belges), le commentaire est éloquent : “C’est un gouvernement presqu’au complet qui prenait la pause hier face aux photographes dans les couloirs de la Chambre.”

Ca commence bien tout ça ! :-)

Civilisation jude on 03 nov 2009 19:59

A la mode aujourd’hui, l’intelligence sociale; lui, il disait :

“J’ai l’intelligence néolithique.”

Et puis ça aussi :

“Le savant n’est pas l’homme qui fournit les vraies réponses; c’est celui qui pose les vraies questions. ”

 
CLS
 
Perles jude on 31 oct 2009 23:50

C’est un schtroumpf qui tombe et qui se fait un bleu.

Merci Etienne. Bon anniversaire :-)

Suite :

C’est un schtroumpf qui a eu froid.

Ou un schtroumpf qui a peur…

Non, un schtroumpf débutant !

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