septembre 2007


Lecturesjude on 29 sept 2007 12:23

“Il s’efforça de tout faire, ou presque, sauf de se demander si c’était la bonne manière de la rendre heureuse.” (p.81)

“Un jour, elle lui demanda s’il était vrai, comme le disaient les chansons, que l’amour pouvait tout.
- C’est vrai, lui répondit-il, mais tu ferais mieux de ne pas le croire.” (p.85)

Lecturesjude on 27 sept 2007 07:04

“- Et vous, vous me racontez qu’un écrivain, bien à l’abri dans son monde, décide de mettre certains mots sur le papier et que ce qu’il écrit se passe vraiment ?
- C’est un peu ça…
- (…) Mais alors ? Alors ? Comment on peut lui dire, à ce bonhomme, que c’est dégoûtant de faire ça ?” (p.117)

“Tout à coup, dans ma poitrine, à l’endroit où, en principe, se trouvait mon coeur, j’ai cru sentir un timide battement : plop ! quelques secondes se sont écoulées et encore : ploplop ! ploplop ! Douceur et douleur. Timide palpitation.” (p.240)

Cinémajude on 24 sept 2007 04:25
 
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Muzikjude on 21 sept 2007 05:11
Je t’ignore, tu m’ignores
La lune aussi nous ignore
C’est égal, c’est égal
On est quand même tous les nombrils du..
On est quand même tous les nombrils du..
On est quand même tous les nombrils du monde

Muzikjude on 14 sept 2007 08:51

 
butterfly_ball
 

Parce que ca fait du bien le matin, sur la route du travail :-) 

Everybody’s got to live together
All the people got to understand
So, love your neighbour
Like you love your brother
Come on and join the band

Well, all you need is love and understanding
Ring the bell and let the people know
We’re so happy and we’re celebratin’
Come on and let your feelings show

Love is all, well love is all,
Love is all, can’t you hear the call
Oh, love is all you need
Love is all you need at the Butterfly Ball

Bièrejude on 12 sept 2007 09:10
 
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Lecturesjude on 12 sept 2007 08:30

“Je suis pleine de mots, pleine à ras bord. Pourtant, aucun, jamais, n’a franchi mes lèvres. Si l’on veut comprendre, il faut imaginer un coffre-fort dont nul ne connaîtrait la combinaison, une forteresse d’acier blindé impossible à ouvrir ou à forcer. Je me tiens dans ce bastion de silence depuis ma naissance, il y a un peu plus de trente ans, sans songer à m’en plaindre. Le fait d’être muette ne constitue pas pour moi une gêne véritable, encore moins ce que les autres qualifient de handicap. Enfin, je ne le considérais pas comme tel jusqu’à ce dimanche d’avril où j’ai vu cet homme en pleurs.” (p.17)

“Peut-être, on a  le droit de rêver, on peut toujours rêver quand il ne reste que les rêves.” (p.77)

“On ne peut protéger d’eux-mêmes ceux qu’on aime le plus et qu’on voudrait voir heureux.”(p.85)

“L’amour fluctue, il est soumis à des mouvements de reflux, il s’accorde des pauses, il s’absente parfois. Personne ne peut prétendre qu’il aime à chaque instant.” (p.127)

“Il en va toujours ainsi. La souffrance, la douleur de l’autre restent indicibles, elles se traduisent par ces cris, cette véhémence terrifiante mais jamais ne laissent entendre ou deviner le noyau secret du malheur, la tragédie de l’âme. Ce qui s’exprime entre deux êtres n’est jamais que l’infime partie, la partie accessible de ce formidable iceberg que chacun porte en soi.” (p.174)

Balades and Bièrejude on 09 sept 2007 08:56

Après le festival de la bière de la grand place, voici venu le temps de Bruxellensis, le festival des bières de caractères, des belges bien sûr, mais aussi quelques autres : française, allemande, anglaise, espagnole. Le principe est rigolo, on achète un petit verre, et des capsules, et on se balade avec son petit verre en échangeant une capsule contre une bière. Déborah m’a accompagnée dans ma balade, on a goûté trois bières chacune : Rulles Estivale, Moneuse, Stout de la brasserie de Senne pour moi, la blonde Espagnole, la rouge flamande d’Escquelbecq et une saison au miel pour Déborah.

Le détail des exposants : bruxellensis et quelques photos derrière les affiches.

 
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Lecturesjude on 04 sept 2007 10:02

“M. Cotte était l’homme de la nuance ; c’est sans doute pour cette raison qu’il avait des responsabilités importantes en politique. Il partit alors dans un long monologue sur la portée symbolique de cette immense bibliothèque rassemblant des ouvrages de tous les pays et dans toutes les langues. A l’entendre, c’était un espoir pour l’humanité. En tous cas, il avait déjà ses arguments de promotion.” (p.47)

” C’est le téléphone, et notamment le portable, qui a définitivement assassiné la pratique de la correspondance. Je pense souvent à ces femmes qui vivaient dans l’espérance, sur le gage d’une seule lettre d’amour, quand l’autre, par exemple, partait à la guerre. Les mots avaient alors une force redoutable puisqu’ils décidaient des vies. On attendait, et on faisait confiance même sans nouvelle de l’autre pendant des périodes infinies. Aujourd’hui, on commence à paniquer dès qu’on ne parvient pas à le joindre sur son portable. Que fait-il ? Ppourquoi ne répond-elle pas ? Avec qui est-il ? L’angoisse a gagné du terrain. Nous sommes entrés dans une période sans retour qui signe la fin de l’attente, c’est-à-dire de la confiance et du silence.” (p.51)

“J’avais par exemple remarqué qu’il était plutôt rare que les gens abandonnent cette attitude faussement détachée et ironique qui les protège si bien du monde. Tout ce qui est exprimé, aujourd’hui, ne peut l’être que par le filtre déformant de la petite distance et de l’humour - non pas l’humour en réalité, mais la blague, la dérision, le stock de vannes sans chair. Tout est devenu prétexte à rire, mais à rire bêtement et grassement. Les uns loin des autres, c’est-à-dire, finalement, les uns aux dépens des autres. Un être pensant et ressentant par lui-même ne pourra jamais participer à l’euphorie sans joie du monde. C’est ce qui signe la fin de la conversation entre les êtres et donc, d’une certaine façon, le règne de la solitude.” (p.86)

“Il s’en voulait sans doute d’avoir trop parlé. Les confidences sont toujours des aveux de faiblesse. Dans l’ascenseur, il me reprocha d’ailleurs de ne jamais parler de moi.” (pp. 115-116)

Baladesjude on 02 sept 2007 08:30

Quelques photos de la braderie, deux jours de vente de greniers, de brocanteurs, de choses bizarres, de bonnes bières (vive la queue de charrue à la pression !), de bons plats (et vive le Potjevleesh !), de moules et de frites partout (sauf les tas de coquilles qui ont disparu à quelques exceptions près dont le plus grand devant le restaurant Les Moules), de matin dominical aux arômes de bière et d’urine, de visages ensommeillés, de dormeurs sous les tables à tréteaux, de gens trimballant tout et n’importe quoi, de concerts (ok, j’ai raté les Rita Mitsouko, mais Michel Delpech m’a accompagnée quand mon train partait cette après-midi), de rencontres sympas… bref, la braderie quoi ! Quelques photos derrière l’enrobé orange :)

 
Même lui on le brade !