juin 2008


Lecturesjude on 25 juin 2008 06:44

“Quand même, il faudrait que quelqu’un pense à dresser une liste des mots employés par les vieux avec, en regard, leurs équivalents dans le langage des jeunes. Ce petit lexique faciliterait drôlement la communication entre les générations. Ce serait faire oeuvre utile, je trouve. Pour être honnête, je crois qu’Andres et moi, nous formons une exception : nous prenons plaisir à être ensemble, à bavarder, et nous nous connaissons de mieux en mieux. Mais peut-être que les jeunes n’ont pas envie de dialoguer avec les anciens, et réciproquement. Si tel est le cas, mon petit lexique ne servirait à rien ni à personne, c’est bien dommage.”

Lecturesjude on 13 juin 2008 06:39

“Le rire serait avant un ‘éclat de lire’, une façon particulière de délire, de délier la langue pour accéder à la parole. Le jeu de mots, le jeu avec les mots est une façon de réintroduire du vivant et du dynamisme dans la langue et dans l’être qui oublie de vivre et de jouir.
(…)
Apprendre à parler, c’est d’abord apprendre à entendre.
L’essence de l’humour est dans le jeu de mots qui nous offre une oreille nouvelle. On entend ce qui n’était plus audible à force d’habitude. Il arrive souvent que les idées et les pensées s’éteignent et soient défigurées par l’usure et l’usage, comme les sont les pièces de monnaie qui, à force de circuler, perdent leur effigie.”

Allez, une petite, très bête… digne d’une blague carambar…
Devinette:
- Quelle est la station de métro préférée des mères juives ?
- C’est la station Monge, parce que : “Monge, mon fils, monge.”

Hi Cloclo :
” (un ami), ce n’est pas quelqu’un avec qui on est toujours d’accord en tout et pour tout, bien au contraire. C’est celui qui contredit et qui oppose des arguments aux certitudes rassurantes, quelqu’un qui ébranle et inquiète, qui remet en question et permet ainsi d’avancer, de ne pas rester figé dans un comportement, une attitude, qui, pour être justes, doivent être susceptibles d’évoluer.”

Lecturesjude on 04 juin 2008 11:42

“Las de nourrir un obscur pensionnaire, on me met un jour dans la rue ; et comme il faut dîner, quoiqu’on ne soit plus en prison, je taille encore ma plume et demande à chacun de quoi il est question : on me dit que, pendant ma retraite économique, il s’est établi dans Madrid un système de liberté sur la vente des productions, qui s’étend même à celles de la presse ; et que, pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. Pour profiter de cette douce liberté, j’annonce un écrit périodique, et, croyant n’aller sur les brisées d’aucun autre, je le nomme Journal inutile. Pou-ou ! je vois s’élever contre moi mille pauvres diables à la feuille, on me supprime, et me voilà derechef sans emploi !”

Lecturesjude on 04 juin 2008 10:01

“Et enfin, de sa gorge jusque là close, serrée, le cri jaillit, mais plus qu’un cri, c’était un grand gémissement d’animal blessé, auquel, immédiatement, succédèrent les larmes irrésistibles et libératoires.”

“Et de cette pensée qui l’étonna du seul fait d’avoir pu la penser, il tira une sérénité provisoire.”